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CardNexus lève 3,5 millions d’euros en pre-seed

D'une feuille excel à 50 000 collectionneurs en 15 mois. Tristan, cofondateur & CEO, sur le chemin parcouru et ce qu'on construit ensuite.

Par Tristan Foureur
  • 5 min de lecture
  • June 11, 2026

Tout a commencé avec une feuille Excel

Il y a quelques années, Gaultier m’a mis un deck Sorcery: Contested Realm entre les mains. J’avais joué à des TCG étant plus jeune, puis j’avais lâché, et ce jeu m’a replongé dans la fièvre du TCG. En quelques semaines j’avais des classeurs remplis. En quelques mois j’avais un souci : impossible de tout suivre correctement. Sorcery, c’était trop récent, trop niche. Alors j’ai fait comme tous les collectionneurs : j’ai ouvert un tableur.

Gaultier vit ça depuis 25 ans : joueur, collectionneur, vendeur pro avec des milliers de ventes derrière lui. Julie est arrivée via Lorcana, comme tant de personnes qui découvrent le hobby pour la première fois. Trois chemins différents, même mur : les outils dispo dataient d’il y a quinze ans, pensés pour un seul jeu, à l’époque du desktop. Aujourd’hui, les collectionneurs jouent à trois, quatre ou cinq jeux. On a des bouts de carton entre les mains qui valent des dizaines, centaines, voir milliers d'euros. Et tout ça géré sur des tableurs et plateformes qui ne se parlent même pas.

Le projet du soir qu'on avait monté pour suivre nos propres collections a pris de l'ampleur. C'est comme ça que CardNexus est né.

Ce qu’il se passe aujourd’hui

Aujourd’hui, j’ai la chance de vous annoncer quelque chose dont je suis sincèrement fier : CardNexus vient de lever 3,5 millions d’euros en pre-seed, mené par Piton Capital, accompagné de Motier, Financière St James, OPRTRS, Kima Ventures, Aquiti, F4, et un groupe de business angels et créateurs de contenu TCG, qui ont décidé de miser personnellement sur la plateforme qu’ils utilisent.

Mais je veux être honnête sur ce que représente cet argent. Une levée de fonds n'est pas un accomplissement. C'est du carburant. L'accomplissement, c'est le vôtre.

Ce que VOUS avez construit

On a lancé la marketplace en mars. Il y a quinze mois, CardNexus n’existait même pas. Aujourd’hui :

  • Vous êtes plus de 50 000 sur la plateforme, et vous avez répertorié plus de 30 millions de cartes, dont 10 millions scannées via l’appli mobile.
  • Des vendeurs dans plus de 30 pays échangent à travers plus de 12 jeux, un pied en Europe, un en Amérique du Nord. Quelque chose qui n’existait juste pas dans notre monde avant.
  • En avril, un million de cartes ont été listées à la vente en un seul mois. Et ce million est arrivé avant même qu’on ait fini de livrer les fonctionnalités de la marketplace !

Pourquoi maintenant

Notre passion vit son plus gros moment. Le premier set de Riftbound a tout explosé au dernier trimestre, hormis les derniers sets de Magic et Pokémon. One Piece a rebattu toutes les cartes en se hissant dans les TCGs les plus collectionnés. PSA a gradé plus de cartes en 2025 qu’aucune année avant. Un Pikachu s’est vendu 16,5 millions en février. Des dizaines de nouveaux jeux débarquent chaque année, chacun amenant une vague de collectionneurs.

Et pourtant, l’infrastructure du TCG n’a pas bougé. Le marché a grandi, pas les plateformes.. On pense aussi que la bonne façon de le construire, c'est de le faire dans la transparence : roadmap publique, votes de la communauté, une API ouverte à tous. Dans un marché dominé par des écosystèmes fermés, on parie que l'ouverture gagne.

Et maintenant ?

Ce financement va servir à trois choses :

  • Plus de jeux. On est déjà sur 12+, objectif 20 d’ici fin d’année. Yu-Gi-Oh!, Dragon Ball, Gundam... on vous a entendus, on arrive.
  • Une marketplace où on a l'impression d'échanger avec des gens, pas avec une page de paiement. Les meilleures plateformes de seconde main en dehors de notre hobby ont compris ça il y a des années : on écrit au vendeur, on négocie, on fait une offre, on se construit une réputation. Les marketplaces TCG n'ont jamais suivi : acheter une carte ressemble encore à commander des cartouches d'imprimante. On amène ces standards aux cartes : messagerie, offres et négociation, des profils dont on est fier, et la dimension sociale qu'une passion portée par sa communauté mérite. Le tout sur la fondation la plus sécurisée et la plus robuste qu'on puisse construire, dans une expérience moderne et pensée Mobile. Échanger des cartes a toujours été quelque chose de social. Ce sont les plateformes qui l'ont oublié.
  • Une plateforme ouverte. Notre API publique sera live en juillet. Pas de barrière, pas uniquement pour les pros. Si vous voulez construire un outil de deckbuilding, un tracker de prix ou une intégration pour votre boutique, la porte est ouverte.

La vision plus loin. Des vendeurs pros qui rejoignent la place de marché, l'expérience entière sur mobile, plus d’options de shipping, plus de pays couverts et – plus loin, visé pour 2027 – un vault : stockage sécurisé, assurance, échanges instantanés pour les cartes que tu ne veux jamais expédier.

Il y aura des bugs, on passera des correctifs en pleine nuit, on vous dira en toute transparence ce que l'on construit et pourquoi, et notre promesse reste la même : délivrer et améliorer le produit semaine après semaine, si ce n'est tous les jours !

Merci

Merci à celles et ceux qui ont scanné leurs cartons entiers de cartes quand CardNexus tenait à peine debout. Aux vendeurs·euses qui ont mis leur première carte sur notre marketplace. Aux réguliers de Discord qui débattent de la roadmap (continuez !). À Gaultier, à Julie, à nos investisseurs qui ont cru dans une team de collectionneurs lassés d’attendre que d’autres s’y collent.

On voulait créer la maison que ce hobby mérite. Un million de cartes en vente, 50 000 collectionneurs et 3,5 millions d’euros plus tard, on a toujours l’impression que tout commence à peine.

À bientôt sur CardNexus.

Tristan

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Tristan Foureur
Co-founder & CEO

A lifelong engineer, he previously co-founded WeMaintain and grew it from 3 to 300 people, building software across France, India, the UK, and the US along the way. He played Magic as a kid, drifted away, and got pulled back in by Sorcery: Contested Realm. The spreadsheet he built to track his collection became CardNexus, where he now ships features at hours his doctor wouldn't approve of.